Le handicap est perçu comme un châtiment divin ou un signe de possession. Infanticide des nourrissons "imparfaits" pratiqué légalement à Sparte. En parallèle, début des institutions charitables (hôtels-Dieu, hospices chrétiens).
1670 : Louis XIV crée l'Hôtel des Invalides. 1784 : Valentin Haüy ouvre la première école pour aveugles à Paris. 1817 : Thomas Hopkins Gallaudet fonde la première école pour sourds aux États-Unis. Modèle : ségrégation bienveillante.
Classification médicale des "infirmités". Eugénisme scientifique se développe. Louis Braille invente son alphabet en 1824 (publié 1829). Les asiles psychiatriques se multiplient. Le handicap = maladie individuelle à traiter.
1945 : les "Gueules cassées" et blessés de guerre font évoluer le regard social. 1948 : Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Années 1970 : mouvement de désinstitutionnalisation et de vie autonome (Independent Living Movement, USA). 1975 : Déclaration ONU sur les droits des personnes handicapées.
Loi du 30 juin 1975 : première loi d'orientation française sur le handicap. 1987 : obligation d'emploi (OETH). 1991 : accessibilité ERP. 2005 : loi complète pour l'égalité des droits (toujours en vigueur).
2006 : Convention ONU CDPH (ratifiée France 2010). Mouvement "Rien sur nous sans nous". Neurodiversité reconnue. Désinstitutionnalisation progressive. Numérique accessible (RGAA). IA et handicap.
Handicap = problème individuel à traiter ou compenser. Le médecin est l'expert. Utile pour la prise en charge clinique, insuffisant seul. Tend à réduire la personne à sa pathologie.
C'est la société qui handicape en ne s'adaptant pas. Les obstacles architecturaux, communicationnels et informationnels sont la vraie cause du handicap vécu. Porté par les mouvements de défense des droits.
Interaction dynamique entre fonctions corporelles, activités, participation, facteurs personnels et environnementaux. Modèle le plus complet et le plus utilisé aujourd'hui en clinique et en politique sociale.
Handicap = identité collective et richesse culturelle. Porté notamment par la Deaf Culture : la LSF est une langue, pas un palliatif. Le handicap peut être source de fierté et de communauté.
Autisme, TDAH, dyslexie, HPI = variations naturelles du cerveau humain. Non des déficits à corriger, mais des modes de fonctionnement différents. Rejet de la normalisation forcée et du cure forcé.
Centré sur ce que la personne peut faire et être réellement, pas sur ses limitations. Objectif : augmenter les libertés réelles de choisir et d'agir. Base de nombreuses politiques sociales contemporaines.
Demander avant d'agir, expliquer ce que vous allez faire. Le refus doit être respecté sauf danger vital immédiat et manifeste. Le consentement implicite n'existe pas.
S'adresser à la personne, jamais à son accompagnant. Préserver l'intimité à tout moment. Ne jamais commenter le handicap sans y être explicitement invité.
La personne EST l'expert de sa propre situation. Ses instructions priment sur toutes vos suppositions, toutes vos formations et toutes vos "bonnes idées".
D'abord ne pas nuire. Un geste mal exécuté peut aggraver. En cas de doute sur le geste : rester présent, rassurer verbalement, appeler les secours.
80 % des handicaps sont invisibles. Ne jamais remettre en cause une place réservée, un ascenseur utilisé, une aide accordée, un comportement atypique.
Tenir compte des besoins différents pour garantir des résultats équivalents. Traiter différemment pour atteindre la même dignité — pas "pareil pour tous".
Favoriser l'indépendance, ne jamais surprotéger. La meilleure aide est celle qui renforce les capacités de la personne, pas celle qui les remplace.
Adapter votre rythme. Réponses, déplacements et décisions peuvent être plus lents — c'est normal, légitime et doit être anticipé dès le départ.
Ne jamais divulguer le handicap à des tiers sans accord explicite. Les données de santé relèvent du secret médical et du RGPD (violation = sanction pénale).
Si vous commencez à aider, ne partez pas sans assurer un relais. Toute interruption doit être annoncée verbalement et un relais assuré.
Chaque personne est unique. Deux personnes avec le même diagnostic peuvent avoir des besoins, des capacités et des préférences totalement différents.
Famille, aidants professionnels et proches sont des ressources précieuses. Les consulter (avec accord de la personne) améliore la qualité de l'aide.
| Biais courant | Réalité | Conséquence si non corrigé |
|---|---|---|
| "Cette personne a besoin d'aide, je vais l'aider" | L'aide non sollicitée peut être intrusive, mal exécutée, ou refuser un droit à l'autonomie | Geste dangereux, rapport de domination, perte de confiance |
| "Elle ne peut pas comprendre / décider seule" | La capacité décisionnelle doit être présumée jusqu'à preuve légalement établie du contraire | Violation des droits, tutelle abusive, infantilisation |
| "Je fais de mon mieux, donc c'est bien" | Un geste mal exécuté (transfert, guidage) peut blesser même avec bonne intention | Fractures, luxations, chutes, perte de confiance |
| "C'est si courageux de vivre avec un handicap" | Vivre n'est pas un exploit. La remarque est condescendante et réductrice | Infantilisation, réduction de la personne à son handicap |
| "Ce handicap est plus grave que l'autre" | Les handicaps ne se comparent pas — chaque personne vit une expérience unique | Hiérarchisation, injustice, négligence de certains besoins |
| "Je dois être efficace et rapide pour aider" | La précipitation est souvent la première cause de dommage lors d'une assistance | Gestes brusques, stress transmis, aggravation |
| "Elle n'a pas l'air handicapée" | 80 % des handicaps sont invisibles. L'apparence ne reflète pas la réalité | Discrimination, remise en cause de la légitimité des aides |
| "Les proches savent mieux que la personne" | La personne reste l'experte de sa propre expérience, même si elle a besoin d'aide | Exclusion de la personne des décisions qui la concernent |
1. 1. Quelle loi française a créé les MDPH et défini légalement le handicap ?
2. 2. Le modèle social du handicap considère que :
3. 3. Le principe de subsidiarité en secours signifie :
4. 4. L'article 223-6 al. 2 du Code pénal prévoit pour la non-assistance à personne en danger :
5. 5. Demander systématiquement le consentement avant toute aide physique est :
Paralysie des membres inférieurs suite à lésion médullaire (T1-S5). Membres supérieurs fonctionnels. Sensibilité parfois préservée — la personne peut ressentir la douleur sans pouvoir bouger. Risque d'escarre, infections urinaires, dysréflexie autonome.
Lésion C1-C8 : paralysie des 4 membres. Niveau de lésion détermine les capacités restantes (respiration, mains, épaules). Ne jamais tirer les bras seuls. Risque maximal de dysréflexie autonome. Ventilation parfois assistée si C1-C4.
Paralysie d'un côté du corps, souvent post-AVC. Spasticité variable. La personne peut marcher avec aide. Fatigue rapide. Possible aphasie (troubles du langage) à gauche. Douleurs neuropathiques fréquentes.
Maladie démyélinisante évolutive et par poussées. Fatigabilité extrême (symptôme le plus courant), troubles de l'équilibre, spasticité, troubles visuels (NORB), douleurs neuropathiques. Symptômes très variables d'un jour à l'autre.
Neurodégénérative progressive. Tremblements de repos, rigidité (roue dentée), akinésie, freezing, troubles de l'équilibre, micrographie, hypophonie (voix faible), troubles de la déglutition tardifs. Démence possible à un stade avancé.
Perte d'un ou plusieurs membres (traumatique, diabétique, vasculaire, tumorale). Douleurs fantômes réelles et invalidantes. Prothèse possible. Équilibre modifié même avec prothèse. Demander avant d'agir.
Faiblesse musculaire progressive. En fin d'évolution : dépendance totale, ventilation non invasive (VNI), trachéotomie parfois. Manipulation extrêmement douce. Ne jamais toucher les appareils respiratoires sans formation.
Lésion cérébrale prénatale ou périnatale. Types : spastique, athétosique, ataxique. Mouvements involontaires fréquents. Peut coexister avec des capacités intellectuelles totalement intactes. Ne pas confondre.
Paralysie totale sauf mouvements oculaires verticaux et clignements. Conscience et intelligence intactes. Communication par oculographie. Jean-Dominique Bauby (Le Scaphandre et le Papillon) en est l'exemple le plus connu.
Inflammations articulaires chroniques, déformations, douleurs variables selon les poussées. Capacités fluctuantes d'un jour à l'autre. Aide variable selon l'état du moment — toujours demander.
Vision floue mais utilisable. Lecture avec fort grossissement. Éclairage adapté essentiel. Lunettes à fort verre ou aides optiques. Conduite souvent interdite. Autonomie généralement bonne en environnement connu.
Déplacements difficiles sans aide dans les environnements non familiers. Canne utilisée parfois. Fort risque de chute sur obstacles inattendus. Éclairage contrasté très important.
Dépendance forte aux aides techniques. Champ visuel réduit (vision tubulaire = centrale seulement ; rétinite pigmentaire = périphérique seulement). Canne blanche ou chien guide indispensables en extérieur.
Peut percevoir lumière et formes grossières. Lecture en braille ou audio. Droits aux aides spécifiques. Déplacements avec canne longue. Reconnaissance faciale et lecture impossible.
Mémoire spatiale très développée, représentation mentale précise des lieux connus. Ne jamais déplacer meubles ou objets sans prévenir. Chien guide = partenaire de travail (ne pas le distraire sans permission). Braille, audio, synthèse vocale.
Lecture et calcul simples possibles. Autonomie dans les actes quotidiens. Comprend les consignes simples répétées. Mémoire procédurale souvent bien préservée. Ne jamais infantiliser — un adulte reste un adulte avec ses droits fondamentaux.
Autonomie partielle avec accompagnement. Communication verbale simple généralement possible. Apprentissages concrets et routiniers bien mémorisés. Émotion et humour perçus. Vulnérabilité aux abus accrue.
Communication limitée, souvent mixte verbal/non-verbal. Réagit fortement aux émotions, au ton de voix et au contact physique. Contact visuel doux et voix calme fondamentaux. Exécution possible d'instructions simples avec démonstration.
Dépendance totale pour les actes de la vie quotidienne. Communication non verbale unique (mimiques, vocalisations, tonus corporel). Souvent associé à un polyhandicap. Sensible au toucher, aux sons et aux émotions de l'entourage.
QI normal ou supérieur. Difficultés de communication sociale, rigidité de pensée, intérêts spécifiques intenses. Peut masquer ses difficultés (camouflage). Hypersensibilité sensorielle fréquente. Anxiété sociale souvent majeure.
Autisme sévère. Communication souvent non verbale ou limitée à quelques mots/pictogrammes. Routines essentielles à respecter. Comportements répétitifs (stims) ont une fonction autorégulatrice — ne pas les interrompre brutalement.
Trouble déficitaire de l'attention +/- hyperactivité. Difficultés de concentration, impulsivité, hyperréactivité émotionnelle, labilité. Consignes : une à la fois, courtes, répétées calmement. Souvent hypercompétent dans les situations d'urgence réelle.
Oublis récents, désorientation temporelle, difficultés à trouver les mots (manque du mot). Conscience partielle des déficits. Anxiété importante. Mémoire ancienne et émotionnelle très bien préservée.
Désorientation totale, reconnaissance des proches perdue, communication très réduite. Mémoire émotionnelle préservée. Agitation, errance, troubles du comportement. Approche de validation de Naomi Feil recommandée.
Séquelles variables : mémoire (antérograde), attention, langage (aphasie), inhibition (comportement), vitesse de traitement. Peut paraître confus sans l'être profondément. Fatigabilité cognitive extrême. Amnésie post-traumatique possible.
Troubles spécifiques des apprentissages. Intelligence souvent normale ou supérieure. Dyslexie = lecture ; dyspraxie = coordination ; dyscalculie = calcul. Ne pas confondre difficulté et incapacité. Compensation par oral ou par pictogrammes.
Crises fréquentes ou médicaments antiépileptiques peuvent altérer la mémoire, l'attention, la vitesse de traitement. Variable selon la localisation du foyer épileptique.
| Condition | Signes possibles | Erreur fréquente | Réflexe adapté |
|---|---|---|---|
| Épilepsie | Crise convulsive, absence, automatismes, confusion post-critique | Mettre objet dans la bouche, immobiliser | Protocole crise (module 6) |
| Diabète type 1 (hypoglycémie) | Pâleur, tremblements, confusion, agressivité, sueurs | Croire à l'ivresse ou refuser d'agir | Sucre rapide si conscient, 15 si inconscient |
| Fibromyalgie / SFC | Douleurs diffuses, fatigue extrême, fibro-fog, hyperalgésie | "Vous avez l'air bien pourtant" | Croire la personne, manipulation douce, rythme lent |
| Lupus érythémateux systémique | Fatigue, sensibilité soleil, rash papillon, douleurs articulaires | Douter de la réalité des symptômes | Ombre, repos, pas de chaleur directe |
| Maladie de Crohn / MICI | Urgences intestinales imprévisibles, douleurs abdominales aiguës | Refuser l'accès prioritaire aux WC | Accès WC prioritaire immédiat, aucun commentaire |
| Insuffisance cardiaque | Essoufflement à l'effort, cyanose péribuccale, œdèmes chevilles | Coucher à plat ou faire marcher vite | Position assise, calme total, 15 si détresse |
| Endométriose | Douleurs pelviennes sévères, fatigue chronique, troubles digestifs | "C'est normal d'avoir mal, c'est les règles" | Croire, faciliter l'accès aux soins, ne pas minimiser |
| Syndrome de fatigue chronique (SFC/EM) | Épuisement profond post-effort, malaise immédiat ou décalé | Encourager l'effort physique ("il faut se bouger") | Repos immédiat, pas d'effort supplémentaire, 15 si détresse |
| Sclérodermie | Raides doigts, sensibilité froid extrême (phénomène de Raynaud), essoufflement | Donner la main trop fort, exposer au froid | Chaleur, manipulation très douce, éviter le froid |
| Hypertension artérielle maligne | Céphalée brutale, vision trouble, confusion, nausées | Laisser la personne repartir seule | Position assise, appeler le 15, ne pas lui faire faire d'effort |
| Cancer en cours de traitement | Fatigue extrême, immunodépression, douleurs, nausées | Traiter comme une personne valide | Respect du rythme, hygiène des mains, masque si nécessaire |
| VIH sous traitement | Généralement asymptomatique — fatigue, effets secondaires variables | Discrimination, sur-précautions inutiles | Précautions universelles standard — pas de sur-précautions |
Contrairement à la douleur aiguë (signal d'alarme utile et transitoire), la douleur chronique est une douleur-maladie : le système nerveux continue d'envoyer des signaux douloureux même en l'absence de lésion active ou proportionnellement à une lésion réelle. Le cerveau et la moelle épinière sont eux-mêmes devenus hypersensibles.
En France : 12 millions de personnes souffrent de douleur chronique. C'est la première cause de handicap invisible.
| Concept | Définition | Ce que ça change pour vous, secouriste |
|---|---|---|
| Allodynie | Douleur déclenchée par un stimulus normalement indolore : toucher léger, tissu, courant d'air, température ambiante | Un simple contact peut être insupportable. Ne jamais toucher sans prévenir. Demander : "Où puis-je vous toucher ?" Même serrer la main peut être douloureux. |
| Hyperalgésie | Réponse douloureuse exagérée à un stimulus normalement peu douloureux (piqûre, pincement, pression) | Toute manœuvre de secours peut provoquer une souffrance disproportionnée. Aller lentement, expliquer chaque geste, permettre à la personne de guider. |
| Douleur neuropathique | Brûlures, décharges électriques, fourmillements, engourdissements — liés aux nerfs eux-mêmes | La personne peut décrire des sensations paradoxales (brûlure là où rien ne la touche, froid là où il y a de la chaleur). C'est réel et neurologique, pas psychologique. |
| Fatigue chronique associée | La douleur constante épuise le système nerveux. L'effort aggrave souvent la douleur (mal de demain = post-exertional malaise) | Ne pas inciter à "faire un effort". Proposer des pauses. L'attente prolongée est elle-même douloureuse. Réduire le temps d'attente autant que possible. |
| Douleur invisible | La personne peut sembler "bien" physiquement car la douleur ne se voit pas de l'extérieur | Ne jamais dire "vous avez l'air bien pourtant". Croire la personne sur parole — elle est la seule experte de sa propre douleur. Le doute est une violence supplémentaire. |
| Impact psychologique | Dépression, anxiété, isolement social sont fréquents — conséquences de la douleur, pas la cause | Ne jamais suggérer que "c'est dans la tête". La douleur cause la dépression, pas l'inverse. Accueillir sans minimiser ni psychologiser. |
L'endométriose est une maladie gynécologique chronique dans laquelle un tissu semblable à l'endomètre (muqueuse utérine) se développe en dehors de l'utérus : sur les ovaires, les trompes, le péritoine, les intestins, la vessie, voire les poumons. Ce tissu réagit aux hormones du cycle menstruel : il saigne, s'enflamme, crée des adhérences et des cicatrices.
L'endométriose illustre un phénomène de sexisme médical documenté : la douleur des femmes est statistiquement moins crue, moins prise en charge et davantage attribuée à des causes psychologiques que celle des hommes. Des études montrent que les femmes attendant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë reçoivent moins souvent des antalgiques et plus tardivement.
| Symptôme | Description | Sévérité possible | Ce que vous devez savoir |
|---|---|---|---|
| Dysménorrhée | Douleurs menstruelles intenses, souvent incapacitantes | De modérée à invalidante (score EVA 8-10/10) | Ce n'est PAS "normal d'avoir mal". Une douleur empêchant tout fonctionnement normal n'est pas physiologique. |
| Douleur pelvienne chronique | Douleur au bas-ventre permanente ou récurrente, pas uniquement pendant les règles | Variable, peut être constante | Peut irradier vers les cuisses, le bas du dos, les fesses. Souvent confondue avec une lombalgie. |
| Dyspareunie | Douleurs pendant ou après les rapports sexuels | Parfois insupportable, peut durer plusieurs jours | Impact majeur sur la qualité de vie et les relations. Parfois mal compris par l'entourage. |
| Douleurs digestives | Douleurs abdominales, diarrhée/constipation, nausées, ballonnements — souvent en phase prémenstruelle | Parfois confondue avec le côlon irritable | L'endométriose intestinale peut provoquer des occlusions dans les cas sévères → urgence chirurgicale. |
| Dysurie | Douleurs urinaires, urgences mictionnelles, sang dans les urines en période menstruelle | Endométriose vésicale | Souvent diagnostiquée à tort comme une cystite répétitive. |
| Fatigue chronique sévère | Épuisement profond, indépendant de l'effort ou du sommeil | Handicapante dans la vie quotidienne | Liée à l'inflammation systémique chronique et à la douleur constante. Pas de la "flemme". |
| Symptômes atypiques | Hémoptysie (crachat de sang) cyclique, pneumothorax cataménial, douleur diaphragmatique | Endométriose thoracique (rare) | Ces formes rares sont souvent diagnostiquées avec un retard encore plus important. |
La personne est pliée en deux, ne peut plus se déplacer, pâle, nauséeuse. Peut survenir soudainement en public, au travail, dans les transports.
Ces situations nécessitent le 15 immédiatement :
Le secouriste ne diagnostique pas. Mais il peut :
La fibromyalgie (ou syndrome fibromyalgique) est une maladie de la douleur chronique caractérisée par des douleurs musculo-squelettiques diffuses, une fatigue persistante et une sensibilité généralisée. Elle est causée par une sensibilisation centrale du système nerveux : le "volume" de la douleur est monté à son maximum en permanence, sans lésion organique identifiable aux examens standards.
Les analyses sanguines, radiographies et IRM standard sont normaux dans la fibromyalgie — ce qui ne signifie pas que la personne ne souffre pas. La maladie se situe dans le traitement central de la douleur, pas dans les tissus eux-mêmes. Des techniques d'imagerie fonctionnelle (IRMf) montrent clairement une hyperactivité des zones douloureuses du cerveau des personnes fibromyalgiques.
Ce décalage entre "examens normaux" et souffrance réelle est à l'origine de l'errance diagnostique (en moyenne 3 à 7 ans) et d'un sentiment de ne pas être cru, particulièrement destructeur.
| Symptôme | Description clinique |
|---|---|
| Douleurs diffuses | Douleurs musculaires et articulaires touchant l'ensemble du corps. Peuvent migrer. Décrites comme brûlures, coups, décharges. Aggravées par le froid, le stress, l'effort, les changements météorologiques. |
| Allodynie et hyperalgésie | Une pression légère sur certains points peut être insupportable. Le simple contact d'un vêtement peut brûler. Les soins médicaux peuvent être traumatisants. |
| Fatigue chronique sévère | Non soulagée par le repos ou le sommeil. Décrite comme "un épuisement de plomb". Peut être aussi invalidante que la douleur elle-même. |
| Troubles du sommeil | Sommeil non réparateur, difficultés d'endormissement, réveils nocturnes. L'insomnie aggrave la douleur qui aggrave l'insomnie. |
| Fibro-fog (brouillard cognitif) | Difficultés de concentration, troubles de la mémoire à court terme, lenteur de traitement de l'information, cherche ses mots. Souvent mal compris. |
| Symptôme | Fréquence |
|---|---|
| Syndrome du côlon irritable | Très fréquent (60-70%) |
| Céphalées chroniques / migraines | 50-60% |
| Troubles de l'humeur (anxiété, dépression) | 30-50% — conséquences, pas causes |
| Syndrome des jambes sans repos | 30-40% |
| Sensibilités multiples (produits chimiques, bruits, lumières) | Fréquent |
| Mains gonflées, fourmillements | Fréquent |
| Troubles vésicaux (fréquence urinaire) | Fréquent |
| Coexistence avec endométriose | Plus fréquent que dans la population générale |
| Critère | 🩸 Endométriose | 🔵 Fibromyalgie | 🧠 Douleur chronique (général) |
|---|---|---|---|
| Prévalence (France) | ~2-4 millions de femmes (1 sur 10 en âge de procréer) | ~1 million de personnes (80% femmes) | ~12 millions de personnes toutes causes confondues |
| Nature | Maladie organique (tissu endométrial ectopique), inflammatoire | Maladie du système nerveux central (sensibilisation centrale) | Maladie neuro-physiologique — diverse selon les causes |
| Examens | Visible à l'IRM, échographie, cœlioscopie (gold standard) | Examens standards normaux (invisible aux examens classiques) | Variable selon la cause |
| Délai de diagnostic | 7 à 10 ans en moyenne | 3 à 7 ans en moyenne | Souvent long — maladie peu connue |
| Fluctuation des symptômes | Aggravation au cycle menstruel, poussées imprévisibles | Très fluctuante — bons et mauvais jours, poussées | Variable selon la pathologie |
| Aspect extérieur | Invisible — la personne peut paraître "bien" | Invisible — souvent aucun signe extérieur | Très souvent invisible |
| Impact vie quotidienne | Absentéisme, isolement, difficultés relationnelles et professionnelles | Parfois incapacité à travailler ou vivre normalement lors des poussées | Première cause de handicap invisible en France |
| Idée reçue à combattre | "Les règles douloureuses, c'est normal" | "C'est dans la tête", "vous avez l'air bien pourtant" | "Tout le monde a mal des fois" |
| En urgence : position | Position fœtale (côté gauche souvent), chaleur sur le bas-ventre | Position choisie par la personne — ne pas imposer | Position choisie par la personne |
| En urgence : toucher | Manipulations douces, éviter pression sur l'abdomen | Demander AVANT où et comment — allodynie sévère possible | Demander avant toute manipulation |
| Appeler le 15 si | Douleur 10/10 ne cédant pas, syncope, fièvre + douleurs, ventre de bois | Perte de connaissance, détresse respiratoire, douleur totalement inhabituelle | Tout signe ne correspondant pas au tableau habituel |
Pour toute détresse psychologique liée à la maladie chronique : 3114 (numéro national de prévention du suicide, 24h/24) · 0 800 004 141 (lignes nationales de soutien psychologique)
1. La technique du guide voyant pour accompagner une personne aveugle consiste à :
2. Une lésion médullaire C6 (cervicale 6) entraîne :
3. Pour franchir un trottoir avec un fauteuil roulant manuel (côté avant), la technique correcte est :
4. La langue des signes française (LSF) est :
5. Une personne avec déficience intellectuelle légère :
6. Le terme polyhandicap désigne spécifiquement :
7. En situation de sourd-cécité, la communication tactile courante utilise :
| Niveau glycémique | Signes cliniques | Conduite à tenir |
|---|---|---|
| Légère (<0,70 g/L) | Faim soudaine, léger tremblement, légère irritabilité | 15 g sucres rapides + surveiller 15 min + collation |
| Modérée (<0,55 g/L) | Pâleur, sueurs froides, tremblements marqués, confusion légère, vision trouble | 15 g sucres rapides + rester présent + 15 si pas d'amélioration en 15 min |
| Sévère (<0,40 g/L) | Confusion importante, agressivité, perte de coordination, convulsions possibles | Ne rien donner par la bouche, PLS si inconscient, 15 immédiatement |
| Coma hypoglycémique | Inconscience, peau froide et moite, respiration conservée | PLS + 15 en urgence + glucagon IM si disponible et si formé |
| Type de handicap | Protocole prioritaire | Dernier recours (danger vital immédiat) |
|---|---|---|
| Fauteuil manuel | Conduire vers EAS, verrouiller, signaler précisément aux pompiers | Chaise d'évacuation (2 porteurs formés min.) — jamais à bras nus seul |
| Fauteuil électrique | EAS obligatoire — ne jamais tenter de porter | Pompiers avec équipement spécialisé — signaler en priorité absolue |
| Déficience visuelle | Présenter verbalement, offrir le coude, décrire l'itinéraire pas à pas | Même protocole — jamais laisser seul sans transmission |
| Déficience auditive | Champ visuel, toucher épaule, pointer sortie, gestes clairs | Flash lumineux d'alerte incendie — vérifier qu'il fonctionne dans l'ERP |
| TSA / Handicap cognitif | Voix calme, phrases courtes, accompagner physiquement si consenti | Éviter foules et cris — itinéraire secondaire si possible |
| Handicap psychique | Un seul interlocuteur, voix calme, expliquer étape par étape | Ne pas abandonner — contact verbal constant même à distance |
| Polyhandicap | EAS + signalement pompiers en priorité absolue | 3+ personnes, ne pas déconnecter les appareils médicaux vitaux |
| Personne âgée fragile (EHPAD) | EAS + coordination avec le personnel soignant connaissant la personne | Chaise d'évacuation adaptée ou portage à 3 si possible |
| Dispositif | Ce que vous devez savoir | Ne jamais faire |
|---|---|---|
| Pompe à insuline | Administre en continu. Peut être déconnectée max 1h sans risque majeur. Vérifier si la tubulure n'est pas coupée après une chute. | Modifier le débit ou débrancher sans indication médicale |
| Ventilation non invasive (VNI) | Support respiratoire essentiel. Retrait peut déclencher insuffisance respiratoire aiguë. Appeler le 15 en cas de problème. | Déconnecter — sauf asphyxie complète documentée |
| Sonde nasogastrique / gastrostomie | Nutrition entérale. Ne jamais tirer. Si déplacée, couvrir et appeler le 15. | Tirer, retirer ou ré-insérer |
| Trachéotomie / trachéostomie | Voie respiratoire principale. Ne pas obstruer l'orifice. Si la canule se déplace : appeler le 15 immédiatement en urgence absolue. | Mettre quoi que ce soit devant ou dans l'orifice |
| Pacemaker / défibrillateur implantable | Ne pas poser de téléphone ou d'aimant dessus. La RCP reste indiquée si arrêt cardiaque. Le DAE aussi. | Éviter la prise de pouls au niveau du boîtier palpable |
| Sonde vésicale (permanente) | Ne jamais tirer sur la sonde ou le cathéter. Si le sac collecteur est plein ou bloqué : appeler les soignants ou le 15 si urgent (dysréflexie chez blessés médullaires). | Tirer, clamper ou supprimer la sonde |
| Stomie (colostomie, ileostomie, urostomie) | Ne toucher que si formé. Respecter la pudeur. La poche peut se détacher — couvrir proprement. | Retirer ou comprimer la stomie |
| Exosquelette / orthèse robotique | Dispositif médical coûteux. Se référer au manuel. Appeler les secours si la personne est bloquée dedans. | Tenter de forcer les articulations mécaniques |
1. Avant tout geste de secours physique, la priorité absolue est :
2. Lors d'une crise d'épilepsie convulsive, l'action CORRECTE est :
3. Pour un transfert fauteuil → siège, l'ordre correct est :
4. Une chute d'une personne âgée avec douleur à la hanche nécessite :
5. En cas d'hypoglycémie chez une personne consciente capable d'avaler :
6. La dysréflexie autonome chez un blessé médullaire haut est reconnue par :
7. Pour protéger son dos lors d'un soulèvement, le secouriste doit :
8. La position de sécurité (PLS) est indiquée pour :
Regarder la personne, hocher la tête, reformuler : "Si je comprends bien, vous ressentez..." Ne jamais interrompre, ne jamais compléter les phrases, ne jamais minimiser ce qui est exprimé.
Les émotions ne sont pas vraies ou fausses — elles sont. "C'est tout à fait compréhensible de ressentir ça." Jamais : "C'est rien", "Exagérez pas", "Soyez fort(e)".
Voix douce et régulière, posture ouverte (bras non croisés), hauteur d'yeux respectée, aucun geste brusque. Annoncer chaque action. L'environnement physique doit d'abord être sûr.
Proposer des micro-décisions : "Vous préférez que je reste ici ou que je vous laisse de l'espace ?" Ces choix minimes redonnent un sentiment d'autonomie et réduisent l'impuissance.
Le silence n'est pas un vide à remplir — il est souvent intégrateur. Laisser le silence exister. Répondre au rythme de la personne, pas au vôtre.
Votre visage, posture et ton reflètent l'absence de jugement. Une micro-expression de surprise ou de malaise peut bloquer la confiance immédiatement et durablement.
Votre calme intérieur se transmet biologiquement (système nerveux autonome). Réglez-vous vous-même avant d'approcher. Respirez lentement et délibérément.
Après la stabilisation : "Y a-t-il quelqu'un que vous souhaitez appeler ?" Renforcer les liens existants, ne pas créer de dépendance à vous.
Connaître vos propres limites. Si la situation dépasse vos compétences : appeler le 3114, le 15 ou les secours. Rester présent jusqu'au relais effectif.
1. La co-régulation en soutien psychologique signifie que :
2. Face à une personne en crise de panique, ce qu'il ne faut PAS faire :
3. Le risque suicidaire doit être évalué en posant la question :
4. En cas de crise psychotique (hallucinations), il faut :
5. Une crise sensorielle chez une personne autiste se gère avant tout par :
6. Le protocole de désamorçage post-traumatique commence par :
7. La dissociation légère (regard vide) se prend en charge par :
| À éviter | À préférer | Raison précise |
|---|---|---|
| "Handicapé(e)" | "Personne en situation de handicap" | La personne précède sa condition — langage "centré sur la personne" (Person First Language) |
| "Sourd-muet" | "Personne sourde" | Le mutisme est un mythe : les personnes sourdes ont un appareil vocal fonctionnel |
| "Muet(te)" | "Personne qui ne parle pas / qui utilise la communication non verbale" | La capacité vocale n'est pas liée à la surdité ou à d'autres handicaps |
| "Cloué en fauteuil" / "condamné en fauteuil" | "Utilise un fauteuil roulant" | Le fauteuil est un outil de liberté et d'autonomie, pas une prison ou une condamnation |
| "Invalide" | "Personne en situation de handicap" | Terme juridique dépassé impliquant absence de valeur — déshumanisant |
| "Il/elle souffre de…" | "Il/elle a…" ou "Il/elle vit avec…" | Toutes les personnes handicapées ne souffrent pas en permanence de leur condition |
| "Normal" / "valide" (comme opposé) | "Personne sans handicap" / "personne valide" | "Normal" implique que le handicap serait "anormal" — valide est acceptable mais normatif |
| Parler à l'accompagnant de la personne | S'adresser directement à la personne | La personne est présente, autonome dans ses décisions et capable de répondre |
| Tutoyer un adulte inconnu | Vouvoyer + demander les préférences de la personne | Le handicap ne justifie pas l'infantilisation systématique |
| "Vous êtes si courageux(se)" | [Ne pas commenter le handicap en soi] | Vivre n'est pas un exploit — la remarque est condescendante |
| "Je comprends exactement ce que vous ressentez" | "Je suis là, je vous entends" | Nul ne peut ressentir l'expérience de vie d'une autre personne |
| "C'est pas si grave" / "D'autres ont pire" | Silence bienveillant + écoute active | Toute comparaison invalide la souffrance réelle de la personne |
| "Vous devriez…" / "Faites comme ça" | "Puis-je vous proposer de…?" / "Que préfèreriez-vous ?" | Consentement et respect de l'autonomie décisionnelle |
| "Bonne chance !" (à une personne handicapée) | [Au revoir normal] | Implique que sa vie nécessite de la chance pour être vécue — condescendant |
| "Qu'est-ce qu'il vous a?" (à l'accompagnant) | "Que puis-je faire pour vous ?" (à la personne) | Double invisibilisation de la personne |
→ Vous pouvez dire les bons mots avec un mauvais ton et une posture fermée — le message rassurant ne passera pas. Travaillez votre état intérieur avant d'approcher.
Langue à part entière avec sa propre grammaire visio-spatiale (non un calque du français). 10 gestes d'urgence à connaître. Applications : Elix (dictionnaire LSF), Vuala et Rogervoice (interprétariat à distance et temps réel).
Toujours avoir de quoi écrire (stylo + papier, ou smartphone). Écrire en majuscules, gros et clairement. Les schémas simples peuvent remplacer une longue explication. L'écrit est souvent plus précis que l'oral pour les personnes sourdes.
Base de données gratuite de 15 000+ pictogrammes standardisés (aragonais, adaptés monde entier). Reconnus en Europe. Applications : LetMeTalk (Android), Cboard (web), Ara Words. Quelques pictogrammes d'urgence imprimés peuvent sauver une vie.
Tablettes, synthèses vocales, tableaux de communication (Makaton, Grid, Proloquo2Go). Ces outils SONT la voix de la personne. Laisser toujours le temps — ne jamais interrompre ou devancer une communication en cours.
Certaines personnes (SLA, locked-in syndrome, tétraplégie sévère) communiquent uniquement par le regard. Convention fréquente : 1 clignement = oui, 2 clignements = non. Regarder en haut/bas/gauche/droite = lettres selon grille.
Pour sourd-aveugles : LST (Langue des Signes Tactile dans les paumes), alphabet dactylologique, vibrations de la voix posées sur le sternum ou la gorge. Formation guide-interprète requise pour le quotidien.
Picture Exchange Communication System — échange physique d'images pour initier la communication. Très utilisé en autisme sévère et DI profonde. Idéalement : 5 pictogrammes d'urgence (DANGER, AIDE, WC, EAU, MAL) en kit portable.
Programme mixte de signes et de symboles (pictogrammes + gestes clés). Utilisé avec les personnes ayant des besoins complexes de communication. Plus simple que la LSF, plus riche que les seuls pictogrammes.
Applications transformant le texte tapé en voix. Voix personnalisables. Certaines personnes utilisent des voix enregistrées avant la perte de leur voix. Laisser le temps de composition — l'interrompre = couper la parole.
Technologie émergente permettant la communication par pensée (signaux EEG). Utilisée dans les cas de paralysie totale. En développement rapide (Neuralink, BrainGate). Connaître l'existence, ne pas interférer avec les dispositifs.
1. Le numéro 114 en France est destiné aux :
2. Le FALC recommande principalement :
3. Live Transcribe est utile pour :
4. Pour signaler une urgence médicale sans langue commune, les gestes sont :
5. Une personne utilisant la CAA (tableau de communication) : en urgence on doit :
6. Be My Eyes permet à une personne aveugle de :
La victime ne répond pas, ne réagit pas et respire normalement à la suite d'un malaise, d'une intoxication, d'une crise épileptique… (pas de choc, pas de chute, pas d'accident)
La victime ne répond pas et respire à la suite d'un accident, d'une chute, d'un choc, ou si on ne connaît pas l'origine. Suspicion de traumatisme rachidien.
| Situation | Signes | Action immédiate |
|---|---|---|
| Obstruction partielle (peut encore tousser) | Toux forte, peut parler ou émettre des sons, respiration sifflante possible | Encourager à tousser fort — la toux efficace est le meilleur mécanisme naturel. Ne rien faire d'autre. |
| Obstruction totale — conscience préservée | Ne peut plus tousser, cyanose des lèvres, geste des mains à la gorge, silence ou bruit strident uniquement, détresse visible | 5 tapes dorsales vigoureuses (talon de main entre les omoplates) + si inefficace : 5 compressions abdominales Heimlich. Alterner. |
| Personne obèse ou enceinte | Mêmes signes | Compressions THORACIQUES (pas abdominales) — même principe, position des mains sur le sternum |
| Personne en fauteuil roulant | Mêmes signes | Heimlich en position assise : se placer derrière, passer les bras, comprimer fermement au-dessus du nombril |
| Perte de conscience | Effondrement en cours d'obstruction | Allonger, regarder dans la bouche avant chaque insufflation, retirer l'objet si visible. RCP immédiate + 15. |
| Nourrisson (<1 an) | Mêmes signes | 5 tapes dorsales + 5 pressions thoraciques (2 doigts sur le sternum) — jamais Heimlich abdominal |
| Signe observé | Cause possible | Action prioritaire |
|---|---|---|
| Cyanose des lèvres et des ongles (bleutés) | Manque d'oxygène (arrêt respiratoire, obstruction, embolie pulmonaire) | 15 immédiatement + position semi-assise si pas d'arrêt cardiaque |
| Pâleur extrême + sueurs froides | Choc (hémorragique, cardiogénique), hypoglycémie, vagal | Allonger + jambes surélevées + 15 |
| Rougeur intense + chaleur de la peau | Coup de chaleur, réaction allergique grave (anaphylaxie), dysréflexie autonome | Refroidir + 15 ; si allergie : EpiPen si disponible |
| Pupilles inégales (anisocorie) | Traumatisme crânien, AVC hémorragique, intoxication | 15 immédiatement — ne pas mobiliser si TC suspect |
| Regard fixe + perte de contact | Absence épileptique, AVC, hypoglycémie, syncope, état dissociatif | Sécuriser l'environnement + 15 si >2 min ou première fois |
| Agitation extrême + désorienation brutale | AVC, hypoglycémie, intoxication, décompensation psychiatrique, delirium | 15 + ne pas laisser seul + sécuriser l'environnement |
| Difficultés respiratoires (respiration rapide et superficielle) | Crise d'asthme, décompensation cardiaque, embolie, anaphylaxie | Position assise + 15 immédiatement |
L'ordre d'examen est déterminé par le niveau d'urgence vitale : du plus urgent au moins urgent.
| Question clé | Signes à rechercher | Action immédiate |
|---|---|---|
| 🩸 Saigne-t-elle abondamment ? | Sang qui imbibe un tissu en quelques secondes. Observer vêtements, sol, sous le corps | Compression manuelle immédiate → voir SECOURIR 1 |
| 😮 S'étouffe-t-elle ? | Ne peut plus parler, crier, tousser. Bouche ouverte, agitation, cyanose rapide | Claques dans le dos → Heimlich → voir SECOURIR 2 |
| 💬 Répond-elle ? | Poser une question simple. Si aucune réponse : secouer doucement les épaules, serrer la main | Si ne répond pas → libérer les voies aériennes → évaluer la respiration |
| 🫁 Respire-t-elle ? | Se pencher : écouter, sentir le souffle, regarder ventre/poitrine se soulever — 10 secondes max | Respire → PLS ou maintien axe (selon traumatisme). Ne respire pas → RCP + DAE |
Si la victime ne répond pas et est sur le ventre : la retourner sur le dos (la position ventrale empêche d'évaluer la respiration). Technique : bras côté retournement au-dessus de la tête, saisir épaule et hanche opposées, retourner doucement. Accompagner la tête.
| Numéro | Pour qui / Pour quoi | Spécificités |
|---|---|---|
| 15 — SAMU | Problème urgent de santé, douleur poitrine, signes d'AVC, avis médical | Réponse médicale 24h/24. Le médecin peut parler directement à la victime par téléphone. |
| 18 — Pompiers | Autre demande de secours, accidents, incendies | Secours d'urgence aux personnes |
| 112 — Européen | Tous appels d'urgence dans l'UE | Valide dans toute l'Union Européenne |
| 114 — Sourds/aphasiques | Personnes ne pouvant pas parler oralement | SMS, fax, visio, tchat. Oriente vers 15, 18 ou 17. Aussi utilisable pour violences intrafamiliales (ne pas pouvoir parler à voix haute) |
→ Répondre aux questions posées · Ne jamais raccrocher le premier · Envoyer quelqu'un accueillir les secours
Asseoir, tête penchée EN AVANT (jamais en arrière). Se moucher vigoureusement. Comprimer les narines 10 minutes sans relâcher. Avis médical si ne s'arrête pas, si choc, si médicaments anticoagulants.
Alerter immédiatement les secours (signe grave). Installer dans la position où elle se sent le mieux. Si inconsciente : PLS. Surveiller en permanence.
Allonger la victime. Alerter les secours et appliquer leurs consignes.
La victime peut encore parler, crier, tousser, respirer (parfois avec bruit)
Ne peut plus parler, ni crier, ni tousser. Bouche ouverte, cyanose, agitation
| Population | Claques dans le dos | Si inefficaces |
|---|---|---|
| Adulte / grand enfant | Talon de la main entre les omoplates, pencher en avant | Compressions abdominales (Heimlich) |
| Enfant sur la cuisse | Basculer sur la cuisse, tête vers le bas, claques | Compressions abdominales (Heimlich) |
| Femme enceinte / obèse | Claques dans le dos | Compressions THORACIQUES (pas abdominales — impossible d'encercler l'abdomen) |
| Nourrisson (avant-bras) | Tête en bas sur l'avant-bras, claques | Compressions THORACIQUES (jamais abdominales chez le nourrisson — risque de lésion des organes) |
| Victime consciente alitée | Difficile — adaptée si possible | Compressions thoraciques comme pour massage cardiaque |
→ VITE : appel 15 immédiat (VITE : E = En urgence)
Amener dans un endroit frais et aéré. Mesurer la température si possible. Déshabiller ou desserrer. Asperger d'eau froide, ventiler, sacs de glace sous les aisselles, aine, cou. Faire boire eau fraîche si conscient et capable d'avaler.
Si étourdissements, nausées, sueurs, points noirs → manœuvres physiques : accroupissement tête entre genoux, croisement des jambes + contracter les muscles, ou crochetage des doigts + tirer les deux bras en opposition. Ces manœuvres augmentent le retour veineux et peuvent éviter la syncope.
| Type | Définition | Action principale |
|---|---|---|
| Brûlure simple | Rougeur chez l'adulte, ou cloque < moitié de la paume de la victime | Refroidir jusqu'à disparition douleur. Pansement stérile ou film alimentaire. Avis médical si enfant, doute sur vaccin tétanique. |
| Brûlure grave | Cloque(s) > moitié de la paume, destruction profonde (blanc/noir), localisation visage/cou/mains/articulations, brûlure chimique/électrique/radiologique, coup de soleil généralisé chez l'enfant | Alerter le 15 dès le début de l'arrosage. Refroidir. Allonger sur zone non atteinte. Surveiller. |
Douleur vive au cou, difficulté à bouger, après un choc, une chute, un accident
Avec : agitation, prostration, vomissements, amnésie, propos incohérents, maux de tête persistants, diminution de force musculaire ou engourdissement
Fracture, luxation, entorse suspectée
| Type | Critères | Position d'attente | Action |
|---|---|---|---|
| Plaie simple | Petite coupure superficielle, peu saignante, loin des orifices et de l'œil | — | Laver mains + plaie à l'eau et savon. Rincer. Sécher. Antiseptique (prescription médecin du travail). Pansement adhésif. |
| Plaie thorax | Grave — peut affecter la respiration | Position ASSISE, plaie à l'air libre | Alerter le 15. Ne pas boucher la plaie occlusif (risque pneumothorax). Surveiller. |
| Plaie abdomen | Grave — risque de péritonite | Allongée, jambes fléchies | Alerter le 15. Ne pas réintroduire les viscères si extériorisés. Protéger avec linge humide. |
| Plaie de l'œil | Grave — risque de perte visuelle | Allongée, fermer les deux yeux, maintenir la tête à deux mains | Alerter le 15. Ne jamais exercer de pression sur l'œil. |
| Membre sectionné | Très grave | Allongée — protéger le moignon | Alerter le 15. Conditionner le segment : envelopper dans linge propre, sac plastique étanche, puis dans second sac avec eau fraîche + glaçons. Jamais en contact direct avec la glace. |
Différences vs adulte : Commencer par 5 insufflations initiales. Puis cycles 15 compressions / 2 insufflations. Une seule main pour les compressions (talon d'une main). Profondeur : 1/3 épaisseur du thorax (~5 cm).
Différences : 5 insufflations initiales. 15 compressions / 2 insufflations. Deux doigts sur le sternum. Bouche-à-bouche-et-nez (englober bouche + nez). Tête en position neutre (pas de bascule). Profondeur ~4 cm.
1. V dans VITE (AVC) signifie :
2. Le rythme des compressions thoraciques en RCP adulte est :
3. Pour la fausse route grave (obstruction totale), le protocole est :
4. Le DAE peut être utilisé :
5. Avec un pacemaker, le DAE se pose :
6. La trachéotomie désinsérée accidentellement nécessite :
7. La dysréflexie autonome chez un blessé médullaire haut se traite en priorité par :
8. La PLS (position latérale de sécurité) est correctement indiquée pour :
Dans une rue passante, une personne en fauteuil électrique lourd est coincée sur un trottoir cassé. Le fauteuil penche à 30° vers la chaussée avec circulation active. La personne crie qu'elle va tomber. Il n'y a que vous.
Gare Montparnasse, heure de pointe, beaucoup de bruit. Une personne avec canne blanche tourne sur elle-même, semble paniquée, s'arrête, repart dans tous les sens. Son train part dans 4 minutes selon l'affichage. Elle n'a pas entendu votre premier appel.
Grand centre commercial. Un garçon d'environ 9 ans est seul, se balance d'avant en arrière, se bouche les oreilles avec les deux mains, répète la même phrase en boucle. La musique est forte, les lumières clignotent pour une promotion. Il ne répond pas à votre appel de prénom.
Open-space d'une entreprise. Un collègue s'effondre et entre en crise convulsive. Plusieurs collègues paniquent. L'un veut appeler le 18. Une collègue dit "mettez-lui sa veste dans la bouche". Un autre veut le tenir. Vous êtes le seul calme.
Une femme d'une cinquantaine d'années s'assied brusquement sur un banc dans la rue, très pâle, tremble des mains, transpire. Elle dit avec difficulté : "Diabète... sucre..." Elle est consciente mais la confusion s'installe rapidement. Vous n'avez pas de sucre sur vous.
Métro bondé aux heures de pointe. Un homme d'une trentaine d'années marche d'avant en arrière, parle seul avec agitation croissante, dit "ils sont là, ils m'écoutent". Les passagers s'écartent. Pas de violence physique pour l'instant. Le métro arrive en station.
Alarme incendie dans un bâtiment spécialisé. Une résidente en fauteuil avec polyhandicap (communication non verbale, épilepsie connue) montre des signes de grande angoisse — pleure et tente de saisir votre bras. L'ascenseur est hors service. L'EAS est au bout du couloir à 30 mètres.
Accident grave sur une route départementale peu fréquentée. Voiture accidentée avec personne blessée inconsciente à l'intérieur. Le seul autre témoin est une personne sourde. Les deux téléphones disponibles n'ont qu'une barre de réseau. Vous êtes entendant.
Dans une bibliothèque, une femme avec canne blanche trébuche sur un sac laissé au sol par un autre usager et chute lourdement. Elle se tient l'épaule droite, gémit, dit "j'ai très mal à l'épaule, je ne vois rien". Elle essaie de se relever seule.
Dans un supermarché, une femme âgée marche seule d'un air complètement perdu, s'arrête devant des rayons sans but, repart, répète : "Je cherche Paul, il m'attend". Elle ne reconnaît pas les lieux. Quand vous l'approchez, elle ne semble pas vous reconnaître non plus.
Dans un ERP, une personne en fauteuil tente de se transférer vers un siège. Pendant l'opération, elle glisse et tombe partiellement entre le fauteuil et le siège. Elle est coincée entre les deux, ne peut pas se relever seule. Elle dit : "J'ai eu pire, aidez-moi à me relever".
Dans un bâtiment qui doit être évacué pour un incendie (pas de fumée encore visible à votre étage), vous rencontrez une personne sourd-aveugle seule, que vous n'aviez pas remarquée avant l'alarme. Elle ne perçoit ni le son de l'alarme ni votre présence. Que faites-vous ?
A la piscine municipale, vous observez qu'une personne en train de nager semble s'arrêter brusquement et présente des mouvements convulsifs dans l'eau (petit bain, eau à hauteur d'épaule). Les maîtres-nageurs sont à l'autre bout du bassin.
Vous accompagnez un ami paraplégique (lésion T4) en sortie. Il devient soudainement pâle, dit avoir "un mal de tête comme jamais", transpire énormément sur le haut du corps alors que ses jambes sont froides. Il semble très angoissé. Vous êtes en voiture.
Dans un parc municipal, un adolescent d'environ 15 ans présente visiblement une déficience intellectuelle (comportement, discours). Il est seul, très agité, pleure, dit "j'sais pas où c'est, j'sais pas", répète plusieurs fois "Madame Amélie". Il semble paniqué.
1. En cas de fauteuil électrique lourd coincé dans un escalier d'urgence :
2. En crise de panique dans un lieu public, l'environnement est géré en priorité par :
3. Pour communiquer avec une personne aphasique post-AVC :
4. Un enfant autiste en meltdown doit :
5. Face à un aidant épuisé disant "je veux disparaître" :
1. Avant d'aider physiquement une personne en fauteuil roulant, la première chose à faire est de :
2. Lors d'une crise d'épilepsie convulsive, laquelle de ces actions est CORRECTE ?
3. Pour guider une personne aveugle, la technique correcte est :
4. Pendant une crise sensorielle chez une personne autiste, ce qui fonctionne le mieux est :
5. Le numéro national de prévention du suicide disponible 24h/24 en France est :
6. Face à une personne en crise psychotique qui entend des voix, vous devez :
7. En évacuation d'incendie avec une personne en fauteuil et ascenseur bloqué :
8. La méthode VITE pour reconnaître un AVC comprend :
9. Le numéro d'urgence accessible aux personnes sourdes par SMS en France est :
10. Environ quelle proportion des handicaps en France est invisible à l'œil nu ?
11. Qu'est-ce que la dysréflexie autonome ?
12. Quelle loi française définit légalement le handicap et crée les MDPH ?
13. En cas de fausse route chez une personne encore consciente et qui peut encore tousser, vous devez :
14. La crise d'épilepsie dans l'eau (piscine, baignoire) est différente de la crise habituelle parce que :
15. Le FALC (Facile À Lire et à Comprendre) préconise principalement :
16. Un adulte en situation de handicap cognitif (déficience intellectuelle) doit être traité :
17. Quelle est la bonne conduite à tenir face à une personne qui exprime des pensées suicidaires ?
18. Le rythme recommandé pour les compressions thoraciques lors d'une RCP est de :
19. Quelle proportion des handicaps est d'origine congénitale (présente dès la naissance) en France ?
20. Quel numéro d'urgence fonctionne sur tous les opérateurs téléphoniques européens, y compris en zone de faible couverture réseau ?
| Texte légal | Date | Contenu essentiel |
|---|---|---|
| Loi du 11 février 2005 "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" | 2005 | Définition légale du handicap · Création des MDPH · PCH (Prestation de Compensation du Handicap) · Obligation accessibilité ERP · RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) · Droit à la compensation · OETH |
| Article 223-6 al. 2 Code pénal | Permanent | Non-assistance à personne en danger = 5 ans d'emprisonnement + 75 000 € d'amende. S'applique à tous les citoyens sans exception de formation. |
| Article 122-7 Code pénal | Permanent | État de nécessité — protection du secouriste de bonne foi qui cause involontairement un dommage en secourant. Condition : action proportionnée au danger. |
| Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) | Ratifiée France 2010 | Droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Autonomie, inclusion et participation pleine au cœur. Suivi par le Comité ONU dédié. |
| Accessibilité ERP — Agenda d'Accessibilité Programmée (Ad'AP) | 2015 | Programme obligatoire de mise en conformité accessibilité pour tous les ERP avec délais contraignants et sanctions financières en cas de non-respect. |
| Stratégie nationale pour l'autisme au sein des TSA 2018-2022 | 2018 | Diagnostic précoce avant 7 ans · Formation des professionnels · Inclusion scolaire avec AESH · 100 % Santé autisme · Désinstitutionnalisation |
| Loi ELAN (Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique) | 2018 | 20 % des logements neufs entièrement accessibles + 80 % évolutifs (adaptables facilement). Adaptation des logements existants pour maintien à domicile. |
| Article L5212 du Code du travail — OETH | Continu | Obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) — 6 % de l'effectif pour les entreprises de 20 salariés et plus. Contribution à l'AGEFIPH si non atteint. |
| RGPD — Données de santé (catégorie spéciale) | 2018 | Les données relatives au handicap sont des données sensibles au sens du RGPD. Traitement limité, consentement explicite requis, sécurité renforcée obligatoire. |
| Plan handicap et emploi 2021-2025 | 2021 | Renforcement de l'inclusion professionnelle, soutien aux ESAT en transition vers les entreprises ordinaires, formation professionnelle adaptée, revalorisation des rémunérations en ESAT. |
Handicap moteur. Conseil juridique, accompagnement, réseau national d'établissements, aide technique à domicile. apf.asso.fr · 01 40 78 69 00
Réseau national. Formations pour familles et professionnels, défense des droits, annuaire des structures. autisme-france.fr
Déficience intellectuelle et handicap mental. 900+ associations locales, plaidoyer national, SESSAD, ESAT. unapei.org
Réseau national sourds et malentendants. Interprètes LSF, ressources, défense des droits, accès à la culture. surdifrance.org
Personnes épileptiques. Formation premiers secours épilepsie (gratuite en ligne), annuaire des structures. anpea.asso.fr
Fondation internationale de recherche appliquée sur le handicap. Études, publications, financements de projets innovants. firah.org
Maison Départementale des Personnes Handicapées — guichet unique pour RQTH, PCH, AAH, orientations, cartes. mdph.fr
Santé mentale et psychiatrie — ressources accessibles et fiables pour le grand public et les professionnels. psycom.org
Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées. Aides aux entreprises et aux travailleurs. agefiph.fr
Union nationale pour l'insertion sociale du déficient auditif. Formation guide-interprète sourd-aveugle certifiante. unisda.fr
Formation PSC1, premiers secours, soutien aux personnes vulnérables. croix-rouge.fr · 0800 858 858
Services à domicile pour personnes handicapées, certification qualité des prestataires, accompagnement. handeo.fr